mercredi, mai 04, 2016

Le romancier «parfait»

W. Wilkie Collins en pleine réflexion
W. Wilkie Collins (1824-1889) est assurément un des plus grands romanciers britanniques! Des romans comme La Dame en blanc, Sans nom ou La Pierre de lune sont des joyaux du genre romanesque. Quant à Mari et femme, ce roman magistral illustre à merveille la clairvoyance de l'auteur en matière de critique sociale et conjugale des femmes de cette époque. On dispose maintenant d'excellentes traductions françaises de ses œuvres. Sa prose est d'une précision remarquable et d'un grand agrément de lecture, à tel point qu'il devient difficile de quitter l'une de ses œuvres dans laquelle on a pénétré. Confirmé comme étant un maître de l'intrigue, on le considère à juste titre comme l'un des précurseurs du roman policier. Je ne puis que recommander vivement la lecture des romans de ce merveilleux créateur, lecture qui nous permet de nous évader du quotidien tout en s'enrichissant sur le plan intellectuel. J'irais jusqu'à dire que W. Wilkie Collins s'avère dans sa personne l'une des plus belles incarnations de la littérature!

mardi, octobre 14, 2014

La Dame de Beauté

La Vierge et l'Enfant entourés d'anges (v.1452-1455)
par Jean Fouquet 
La perfection est le premier mot qui nous vient à l'esprit en regardant ce chef-d'oeuvre de Jean Fouquet (1420-1481), qui vécut sous les rois de France Charles VII et Louis XI. Jean Fouquet est considéré comme le plus grand peintre français de son époque, soit le début de la Renaissance. Il a rénové profondément l'art pictural de son temps. Jean Fouquet a aussi pratiqué l'enluminure avec un égal talent. Le tableau ci-contre est, de loin, mon préféré. Il s'agit du volet droit du «Dyptique de Melun». Ici, la Vierge est représentée sous les traits d'Agnès Sorel (v.1422-1450), qui fut la première maîtresse «officielle» d'un roi de France. On sait que cette femme a littéralement subjugué Charles VII par sa beauté exceptionnelle, reconnue par tous (même par ses ennemis!). D'une grande intelligence, Agnès Sorel a influencé favorablement le roi dans ses politiques. Par son exemple, où prédomine l'audace, elle a modifié durablement les moeurs de la cour. Soucieuse de l'épanouissement de son pays, elle a contribué à faire entrer la France dans la modernité. C'est donc un hommage tout à fait mérité que lui rend Jean Fouquet en la prenant comme modèle pour figurer la Vierge. Par ce tableau, l'un des plus beaux de toute l'histoire de la peinture, il immortalise cette femme remarquable qu'était Agnès Sorel. Nous lui en sommes gré, puisque, étant donné le contexte de l'époque, c'était audacieux de sa part!  

Léon Tolstoï

Tous les amoureux de la littérature conviendront que Léon Tolstoï (1828-1910) est l'un des plus grands écrivains de tous les temps! Marguerite Yourcenar (elle-même une auteure majeure!) le désigne comme étant le «maître des maîtres»! Peut-on trouver plus bel hommage? Ses trois grands romans, «Guerre et paix», «Anna Karénine» et «Résurrection», suffisent amplement à l'immortaliser en le plaçant parmi les dix plus grands auteurs ayant vécu! Son oeuvre est à relire constamment, étant inépuisable! On s'y enrichit toujours en la fréquentant! La Russie peut être fière de l'avoir vu naître et grandir dans son giron! Cela dit, Tolstoï a écrit bien d'autres choses que les trois «monuments» cités plus haut. Ses écrits autobiographiques méritent tout autant qu'on leur accorde de l'attention. Mentionnons d'abord «Enfance», «Adolescence» et «Jeunesse», dans lesquels il traite de façon flamboyante de ses jeunes années. En outre, des nouvelles comme «La Tempête de neige» et «Le Cheval» sont de véritables bijoux ciselés! C'est la littérature à l'état pur! La caractéristique principale des plus grands auteurs est qu'ils sont inépuisables! C'est éminemment le cas de Tolstoï!

vendredi, février 07, 2014

Une très jolie jeune fille!

Un autre chef-d'oeuvre de William-Adolphe Bouguereau (1825-1905). C'est de l'art au suprême degré, voilà ce qu'on se dit en observant ce magnifique portrait d'une jeune fille en train d'écrire. Une douce sensualité irradie de celle-ci. Son beau regard est légèrement mélancolique. Il s'agit de Une Vocation (1890). Bouguereau a su innover dans la peinture de l'enfance. Pour lui, l'enfant est «roi», c'est-à-dire qu'il le considère comme un être à part entière et qui mérite une place plus importante dans le domaine de l'Art. En honorant par ses peintures l'enfance, Bouguereau a pu, de la sorte, exprimer ces valeurs qui lui sont reliées: l'espérance de la jeunesse, la chaleur du foyer familial, ainsi que l'amour fraternel. L'Art étant ce qui rend le monde supportable, cette peinture d'une jolie jeune fille écrivant en est une superbe illustration réalisée par Bouguereau!

jeudi, février 06, 2014

Troublante beauté

 La peinture ci-contre est d'une troublante beauté! Cette très belle jeune femme semble apprécier beaucoup la compagnie de ce serpent lové érotiquement autour d'elle. Il s'agit de «Lilith» (1887), de John Collier (1850-1934), peintre britannique. On sent une symbiose entre ces deux êtres pourtant fort dissemblables! Nulle trace de tourments chez Lilith, qui peut rappeler Ève séduite par le serpent. L'artiste s'est inspiré ici d'un poème de Keats intitulé «Lamia», un serpent qui prend la forme d'une belle femme! Le corps de Lilith est d'une perfection hallucinante!

Le grand Mauriac

François Mauriac (1885-1970) est assurément l'un des grands écrivains français du 20e siècle. Tout catholique qu'il était, il n'a pas épargné les bien-pensants dans son œuvre. Ses analyses psychologiques sont d'une finesse exemplaire. Lors d'une entrevue qu'il accordait à Fernand Séguin en 1969, dans le cadre de l'émission «Le Sel de la semaine», il avouait très franchement (voire candidement!) ne savoir rien faire d'autre qu'écrire! Un tel aveu de la part d'un Français, ce n'est pas banal! Oui, il savait écrire, ce monsieur! La qualité de sa prose est remarquable! C'est un plaisir en soi de le lire! Le roman qui l'a fait connaître avait un titre assez provocant: Le Baiser au lépreux. Quant à moi, j'ai particulièrement apprécié Thérèse Desqueyroux, Le Désert de l'amour, Le Noeud de vipères et La Pharisienne. Dans ces superbes romans, la bourgeoisie provinciale est fortement critiquée. On pourrait presque parler d'un «règlement de comptes»! En admettant François Mauriac à l'Académie française en 1933, on souligne par là même la profondeur et la justesse de son analyse des passions de l'âme humaine. Dix-neuf ans plus tard, en 1952, ce constat sera internationalement reconnu par la remise du Prix Nobel de littérature. J'aurais aimé fréquenter cet homme, qui n'a pas laissé le succès lui monter à la tête en gardant une certaine modestie qui n'était pas feinte, je crois! Sa société était sûrement très agréable! En terminant, je m'en voudrais de ne pas mentionner la totale admiration de François Mauriac pour Pascal, dont les écrits ont éclairé toute sa vie. Pascal a été un guide pour lui. J'abonde tout à fait dans le même sens! Pascal demeure un penseur exceptionnel! J'estime que l’œuvre de François Mauriac est incontournable pour tout honnête homme, croyant ou non. Le lire, c'est s'abreuver à une rafraîchissante fontaine psycho-spirituelle. Merci, Monsieur Mauriac!









mardi, octobre 19, 2010

Un grand prosateur

«Bossuet» (1702), par Hyacinthe Rigaud (1659-1743)
Je me décide enfin à écrire un texte sur Jacques-Bénigne Bossuet (1627-1704), dont j’admire énormément les écrits. Ce prélat et célèbre prédicateur catholique est assurément l’un des plus grands prosateurs de la langue française. Le poète Paul Valéry le considérait même comme le plus grand écrivain français. Qu’aurait pensé Bossuet d’une telle affirmation? Allez savoir! Une chose est sûre : on a tort de ne plus le lire. Pour qui veut perfectionner son français, c’est l’auteur tout désigné!
«L’Aigle de Meaux» (surnom fameux de Bossuet) fit ses études supérieures au Collège de Navarre. Ordonné prêtre en 1652, il fut orienté vers la prédication par nul autre que saint Vincent de Paul lui-même! Bossuet devint évêque de Condom en 1669. De 1670 à 1681, il subordonna ses activités pastorales à la fonction de précepteur du Dauphin Louis de France, le fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse. Bossuet écrivit plusieurs livres pour cet élève particulier, dont le célèbre «Discours sur l’histoire universelle» (1681). Cet ouvrage s’avère un brillant résumé de l’Antiquité telle qu’on la percevait à l’époque. Toutefois, il constitue surtout un remarquable essai de philosophie chrétienne de l’Histoire. En 1681, notre prélat est nommé évêque de Meaux (d’où son surnom!). En tant que théologien, il y luttera contre les protestants. Bossuet mourut le 12 avril 1704. Son autorité morale était telle qu’on le considérait comme le véritable «chef de l’Église de France».
Le prestige de Bossuet comme orateur fut énorme! Son éloquence était sans égale! Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à le lire. Je recommande surtout ses «Oraisons funèbres», où il fait l’éloge de personnages importants qui viennent de disparaître. Chacune de ces oraisons est un bijou finement ciselé! On trouvera grand profit, aussi, à lire ses discours, sermons et panégyriques de saints. Certains de ses sermons, comme le «Sermon sur la brièveté de la vie» ou le «Sermon sur la mort», sont d’une profondeur de vue inouïe! Sur le plan spirituel, la foi qu’il manifeste dans ses écrits est en acier trempé; ses convictions sont solides comme le roc! En ces temps d’incertitude où nous vivons, on ne peut qu’envier l’assurance que dégage la pensée d’un tel homme! Mais c’est le prosateur unique que j’admire avant tout! Lisez-le, vous verrez!

mercredi, septembre 29, 2010

L'intimité surprise

Une autre merveille de François Boucher (1703-1770): «La Jupe relevée» (v. 1742).
Ici, on surprend une femme dans son intimité. On se sent un peu voyeur, mais quelle vision magnifique! Le superbe postérieur dénudé du modèle révèle de bien belles fesses charnues séparées par une raie sublime! Le postérieur dévoilé de cette dame anticipe à lui tout seul toute la beauté restée cachée de son corps. Par ailleurs, celle-ci porte une robe ravissante, dont la teinte oscille entre le rouge et le rose. Les bas gris qu'elle porte mettent en valeur ses mollets. Décidément, Boucher, par ce tableau, nous prouve une fois de plus qu'il est un des maîtres incontestés de la couleur! On ne se lasse pas d'admirer cette oeuvre et de fantasmer sur elle!

mardi, avril 13, 2010

Superbes rondeurs!

Un magnifique éloge de la femme aux formes généreuses par la même Artémisia Gentileschi. Il s'agit de Cléopâtre (vers 1620). Vive les femmes rondes! Artémisia nous prouve ici de façon magistrale que celles-ci peuvent être extrêmement désirables! Du très bel érotisme!

Magnifique déesse!

Un magnifique nu par la première grande femme peintre reconnue mondialement! Il s'agit ici de Danaé (1612), par Artémisia Gentileschi (1593-v.1652), une Italienne de l'école du Caravage. Remarquablement douée, elle est aujourd'hui considérée comme l'un des premiers peintres baroques, l'un des plus accomplis de sa génération. Elle s'est imposée par son art à une époque où les femmes, en peinture, ne sont pas facilement acceptées. Artémisia est également la première femme à peindre l'histoire et la religion à une époque où ces thèmes héroïques sont considérés comme hors de portée d'un esprit féminin. En plus, elle nous a laissé d'elle un autoportrait très évocateur de sa personnalité, qui dénote une maîtrise consommée de son art et de l'art en général!
On attribue à son viol et au procès humiliant qui s'ensuivit certains traits de son œuvre, l'obscurité et la violence graphique qui s'y déploient, en particulier dans le tableau célèbre qui montre la scène biblique où Judith décapite froidement Holopherne. Ses peintures expriment souvent le point de vue féminin.

Ici, c'est la déesse Danaé dans toute sa splendeur. Du grand art! Une pure merveille!

mardi, février 02, 2010

Une autre merveille!

De François Boucher (1703-1770), voici «Portrait de Madame de Pompadour» (v. 1750). Oui, une autre merveille! Le modèle, la marquise de Pompadour, était la maîtresse en titre de Louis XV. Voici ce qu'on écrivait sur elle à l'époque: "C'est une femme que chaque homme aimerait avoir comme maîtresse et qui était très grande pour une femme, mais pas trop. Un visage rond, aux traits réguliers, un teint superbe, très bien faite, des mains et des bras superbes, des yeux plus jolis que grands mais qui possédaient un feu, un esprit, une vivacité que je n'ai jamais vus chez aucune autre femme. Ses formes et ses mouvements étaient empreints d'une même rondeur." François Boucher, le magicien de la couleur, a parfaitement transposé cette description dans son tableau! Un chef-d'oeuvre!

mardi, janvier 26, 2010

Volupté du bain

Une autre découverte: Franz von Stuck. Il s'agit ici de «Le bain de Susanna».
C'est magnifique de beauté et de volupté! Une merveille!

mardi, septembre 08, 2009

Le Maître de l'étrange

Voici H.P. Lovecraft (1890-1937), le «maître de l'étrange»! Il est considéré à juste titre comme le plus digne successeur d'Edgar Allan Poe. Cet écrivain hallucinant, né et mort à Providence (Rhode Island) était très précoce! En effet, dès l'âge de six ans, il rédige ses premiers poèmes, ainsi que sa première nouvelle, «La Petite Bouteille de verre». Il passe son enfance dans la ville de Providence, le plus souvent à l'écart des enfants de son âge, enfermé dans la maison familiale dont les rideaux sont tirés, l'enfant souffrant apparemment d'une trop grande sensibilité à la lumière. Une fois adulte, Lovecraft tira de son imagination une cosmogonie fabuleuse de dieux, de créatures et de lieux étranges regroupés sous l'expression «Mythe de Cthulhu», un terme inventé par l'écrivain August Derleth après sa mort et que l'on retrouve dans la plupart de ses textes.
Solitaire, maladif et rongé par un mal-être permanent, Lovecraft était en perpétuelle difficulté financière, mais il demeurait toujours prolixe en conseils à ses amis écrivains; sa volumineuse correspondance en fait foi. Toujours insatisfait, il travaillait sans relâche et publiait notamment dans des magazines spécialisés, dont «Weird Tales». Lovecraft n'ayant guère le sens des contacts humains, et ignorant les nécessités humaines ordinaires, ses œuvres semblaient «écrites par un extraterrestre», de sorte qu'elles étaient le plus souvent refusées, ne correspondant pas aux critères éditoriaux des publications. Comme il ne parvenait pas, malgré son immense talent, à vivre de sa plume, il a pratiqué différents petits boulots; on note d'ailleurs qu'il aurait été gardien de cinéma peu de temps avant sa mort.
Décédé d'un cancer de l'intestin, il laissa derrière lui un grand nombre de textes non publiés. Ses amis August Derleth et Donald Wandrei (publiés eux aussi dans «Weird Tales») se chargèrent de lui assurer une postérité. Ils créèrent ensemble la maison d'édition «Arkham House», consacrée à la publication des œuvres de Lovecraft. Leur assurant ainsi une diffusion, c'est donc grâce à leur acharnement et leur dévouement que le génie de Lovecraft s'imposa, lui offrant un succès qu'il n'avait jamais connu de son vivant!
L'idée fondamentale de son œuvre est liée au Temps. Pour lui, même l'imagination humaine a ses limites (comme nos sens). Lovecraft s'avère dévoré par l'angoisse du Temps; son oeuvre est le reflet de cette angoisse. On l'identifie généralement sous le terme de «réalisme fantastique». Cette branche de la littérature constituait pour lui la seule vision pertinente de l'Homme face à l'Univers. De la sorte, les romans de Lovecraft présentent le monde comme un univers hanté par des forces anciennes et bannies, attendant l'heure de leur retour.
Lovecraft n'aimait pas la réalité et ses contingences trop triviales. Les seuls êtres vivants semblant ne pas lui avoir déplu étaient les chats. Il en avait toujours plusieurs chez lui pour seule compagnie! Lovecraft affirmait ouvertement ne pas se sentir chez lui dans notre époque, alors que le 18e siècle lui aurait beaucoup mieux convenu.
Heureusement pour nous, c'est par la fiction qu'il s'évade de l'assomant quotidien, permettant ainsi à son génie de s'épanouir. De son abondante production (à lire intégralement!), je mentionnerai tout de même ici «L'Affaire Charles Dexter Ward» (roman) et «Dagon» (recueil de nouvelles).
Pour tous ceux qui veulent s'évader du quotidien tout en se posant des questions fondamentales sur l'Univers et son sens, Howard Phillips Lovecraft est à lire absolument!

mardi, avril 21, 2009

Merveille d'érotisme!

Voici un tableau d'un érotisme hallucinant! Assurément, l'un des plus magnifiques nus que je connaisse! Il s'agit de «La Perle et la vague» (1862), de Paul-Jacques-Aimé Baudry (1828-1886). J'avoue que je ne connaissais pas ce peintre! Mea culpa! Cette peinture me convainc facilement que ce peintre possédait à fond la science de l'érotisme féminin! Comment résister à une telle beauté si invitante? Son corps est parfait et ses pieds sont superbes de sensualité! Une merveille! Un chef-d'oeuvre d'érotisme!




jeudi, avril 16, 2009

Une Diane bien en chair!

Oui! Enfin! Une Diane plantureuse bien en chair! De Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), voici «Diane chasseresse» (1867). Cette sublime Déesse de la Chasse est en train de bander son arc à nouveau, alors qu'elle vient tout juste d'abattre un cerf. En observant le tableau, on n'a qu'une idée en tête: assister cette déesse pleine de sensualité dans son labeur! Notez la douceur de son joli visage! Regardez ses seins, dont la rondeur, la grosseur et la fermeté rappellent des pamplemousses! Admirez ses formes généreuses, qui célèbrent la volupté! Remarquez la beauté de ses pieds, qu'on n'hésiterait pas à baiser à genoux! Une autre ode magistrale au corps féminin par le grand Renoir! Je crois que c'est l'artiste qui figure le plus souvent dans mon blog! Et pour cause!

mardi, avril 07, 2009

La perfection existe!

Oui, la perfection existe! Ce magnifique tableau de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) en est la preuve! Je crois que c'est sa troisième oeuvre à figurer dans mon blog. Il s'agit de «Madame Moitessier assise» (1856). Cette dame Moitessier est tout simplement ravissante! Étant une très jolie femme, la blancheur de sa chair éblouit l'observateur! Ses épaules dénudées lui confèrent une touche d'érotisme qui la rend extrêmement désirable! On rêve de déposer un baiser sur chacune de celles-ci! Quant à sa toilette (robe avec motifs floraux sur fond blanc), elle est tout simplement superbe! Madame Moitessier a un maintien plein d'assurance et de noblesse, mais sans ostentation. Une impression d'ensemble émerge de sa personne: elle dégage un charme fou! Assurément, un des plus beaux portraits qui soient! Ingres a toujours attaché une grande importance au dessin. Il déclarait à ce sujet : ''Une chose bien dessinée est toujours assez bien peinte''. La galerie de portraits réalistes qu’il a peints constitue un véritable miroir de la société bourgeoise de son temps. Ingres s’est beaucoup intéressé à la texture des vêtements et des étoffes (ex.: velours, soie, satin, cachemire, etc), qu’il intègre magistralement dans ses tableaux, mettant ainsi en valeur la classe sociale du personnage représenté. D'après moi, l'oeuvre ici montrée prouve éloquemment que Ingres est l'un des premiers peintres parmi les plus grands! Qu'un tel artiste ait vécu et créer, vraiment la vie sur Terre en a été embellie!

lundi, avril 06, 2009

La grâce féminine

Un chef-d'oeuvre de beauté et de somptuosité! Il s'agit de «Jeune femme dans une barque» (1870), de James Tissot (1836-1902). Tissot est un peintre français qui a vécu plusieurs années en Grande-Bretagne. Son véritable prénom est «Jacques-Joseph», né à Nantes.
Il étudie la peinture à l'«École nationale supérieure des beaux-arts» de Paris sous la direction, entre autres, du célèbre Ingres. Il s'intéresse à la gravure vers 1860. Tissot participe à la guerre franco-prussienne de 1870. Comme il est ensuite soupçonné de s'être impliqué dans la «Commune de Paris», il s'exile en Angleterre cette même année 1870. En plus de peindre et de graver, il fournit des caricatures à une publication renommée: «Vanity Fair», sous le pseudonyme de Coïdé.
Le tableau ci-haut prouve à quel point Tissot possède à un haut degré l'art de montrer la grâce féminine dans toute sa splendeur! Un maître du genre!

mercredi, mars 04, 2009

Le génie victorien

Connaissez-vous l'écrivain britannique Anthony Trollope (1815-1882)? Non? Vous devriez! Ce merveilleux romancier anglais est injustement méconnu du public francophone, parce que peu traduit dans la langue de Molière! À mon avis, pourtant, il a la stature d'un Dickens ou d'un Hardy.
De son vivant, il jouissait dans son pays d'une grande notoriété: on le respectait énormément! Auteur prolifique, il a produit pas moins d'une quarantaine de romans! On peut subdiviser ceux-ci en romans politiques, sociaux et sentimentaux. Deux cycles émergent: les «Chroniques du Barsetshire» (vie rurale) et les «Romans de Palliser» (vie citadine). Dans ces cycles, il s'impose comme le témoin privilégié de son époque, qu'il décrit avec une grande exactitude par son souci du «vrai».
Dans son «Autobiographie», Trollope révèle qu'il écrivait comme un fonctionnaire, c'est-à-dire avec régularité, en ayant pour seul souci de produire, sans éprouver le plaisir d'écrire. La Muse, donc, n'occupait pas une grande place dans son approche. Il avouait même avoir comme principale motivation le désir de s'enrichir le plus possible par ses oeuvres. [Le grand Balzac n'avait-il pas le même objectif en écrivant?] Trollope se voyait artisan, et non artiste. Hélas, malgré sa franchise, cet aveu lui a aliéné beaucoup de lecteurs, aux yeux de qui il rabaissait la littérature en en faisant un travail routinier, au même titre que celui d'un ouvrier. De plus, il était coupable d'écrire uniquement dans un but mercantile! Conséquemment, sa mort inaugura son entrée au «purgatoire» des auteurs. Heureusement, celui-ci a pris fin. En effet, depuis quelques décennies, il émerge à nouveau, le génie finissant toujours par s'imposer! Son oeuvre créatrice s'avère une source intarissable de longs récits à l'intrigue palpitante, aux personnages approfondis et aux dialogues étincelants! Voici ce qu'écrivait, peu de temps après sa disparition, le grand romancier américain Henry James: " Son grand, son incontestable mérite, c'est une totale compréhension du routinier... Trollope ''sentait'' en même temps qu'il la voyait la multiplicité du quotidien et de l'immédiateté ; il la sentait d'une façon simple, directe et salubre, avec sa tristesse, ses joies, son charme, son côté comique [...]. Il restera l'un des plus sûrs, bien que n'étant pas le plus éloquent, des écrivains qui ont aidé le cœur de l'homme à se connaître lui-même... Chanceuse est la race qui, comme celle de l'Angleterre, possède le sens de l'imaginaire dont a fait preuve Trollope." Quel bel hommage! Ayant le souci du détail, cet immense écrivain a laissé une oeuvre exceptionnelle par sa qualité et sa lucidité.
Je mentionnerai en terminant la parution (2008) en français de «Miss Mackenzie», aux éditions Autrement. Il s'agit ici d'un roman de moeurs d'une virtuosité magistrale! Paru originellement en 1865, il relate l'histoire d'une femme dans la mi-trentaine, à qui échoit un héritage appréciable. Celle-ci étant toujours célibataire, elle décide alors de mettre fin à sa vie monotone, marquée jusque-là par l'abnégation. Elle quittera Londres (en compagnie d'une nièce chérie) pour s'établir dans une petite localité où elle tentera de se faire une place au soleil. Disons au départ que la traduction est excellente! On retrouve dans cet ouvrage la maîtrise de l'intrigue de Trollope, la vérité psychologique de ses personnages, son goût pour la satire sociale et son humour discret. L'héroïne, Miss Mackenzie, devra sonder son coeur, afin de prendre les meilleures décisions pour mener une vie enrichissante, et non aliénante. Dans cette histoire, s'insère aussi un ingénieux dialogue avec l'auteur, qui ravira le lecteur! Ce roman est un délice pour l'esprit et un bienfait pour le coeur. Une réussite totale! Souhaitons que d'autres romans de Trollope nous parviendront en français!
L'étoile de ce grand écrivain victorien ne peut que continuer à monter au firmament des plus grands!

dimanche, février 22, 2009

Méditation enfantine

Voici un autre chef-d'oeuvre de Bouguereau. Il s'agit du «Livre d'histoires». On est fortement touché par la beauté de cette enfant et la profondeur de son regard, montrant qu'elle est perdue dans des pensées reliées à sa lecture (probablement un livre de contes merveilleux!). L'épaule gauche dénudée de la petite fille donne une touche de sensualité au tableau. La représentation d'enfants est l'un des points forts de Bouguereau! Cette oeuvre le montre magnifiquement!

jeudi, février 12, 2009

La beauté dans le quotidien

D'Edgar Degas (1834-1917), il s'agit ici de «Après le bain, Femme épongeant son pied» (1886). Le corps du modèle est dans une position qui met en valeur la perfection de ses formes. Sans s'en rendre compte, et parce qu'elle est observée, cette jeune femme exerce un puissant attrait sensuel. Degas excelle dans l'art de sublimer le quotidien. Magnifique!